Elle fut très bonne car de pirañas la rivière grouille en silence mais les hameçons sont assaillis de toutes parts. Trois pirañas pour moi, une 15zaine pour le groupe. L'ambiance est bonne, on rigole et on hurle a l'arrivée du terrible poisson dans la pirogue « Attention les doigts de pieds !! ». Soudainement l'air change. Un immense coup de vent balai la rivière et un grand bruit de feuillage en folie surgit de toute part. En levant les yeux au ciel, nous découvrons un ciel noirs et menaçant...Ainsi j aurai connus l'averse tropicale en Bolivie, et le couchez de soleil sur la pampa un jour d orage...mémorable.
De retour à Rurré, Nous prenons une chambre dans un petit hôtel en bois très parfumé et avec plein de hamacs pour se reposer...Nous sommes Vendredi, Pas d'avion avant une semaine, pas de bus avant dimanche soir, je suis bonne pour louper mon premier jour de stage...Mais un peu de vacances supplémentaires ne sont pas de refus afin de profiter encore un peu des nouveaux amis.
Dimanche 18h00 j embarque, derniers au revoirs au Fredo et sa nouvelle conquête Laetitia et me voilà partie. 18h00 de bus, je dors un maximum. Je me réveille à l'aurore, pour ne pas manquer le levé de soleil sur les Yungas...stupéfiant. Mais pas plus que la route en elle-même qui me donne très vite un mauvais pressentiment. Ce n'ai PAS la nouvelle route des yungas dont tout le monde parle mais bien l'ancienne que je sui en train d'emprunter !! Horreur !! La route de la mort ! Que je ne voulais justement pas prendre... 3, 5 mètre de large tout au plus d'après les panneaux, je suis rassurer lorsque j'apercois au bas de la fenêtre quelques touffes d'herbes dépasser ; cela signifit qu'il y a 30 centimètres entre la roue et le précipice, mais malheureusement c'est rarement le cas ! lorsque je ne vois plus la route du tout mais seuleument une falaise de 800 m et la rivière tout en bas, j'ai le reflexe stupide de balancer tout mon poids sur ma fesse gauche, des fois que ça empêcherais le bus de tomber !!
Heureusement le paysage est grandiose, au moins si je dois mourir ici j'aurai un coin sympa pour l'éternité !
12h00 arrivée à la Paz le temps de boire un jus de fruit frais et d'avaler une salteñas me voilà de nouveau dans le bus pour rejoindre Cochabamba. Le voyage sera long, le bus n'avait plus de Carburant... j'arrive à 20h 30 à Cochabamba, mais pas au terminal, non, Le bus s'arrête soudainement à Quillacollo, banlieue de la ville sans aucunes explications.
« Impossible de rejoindre le centre ville, toutes les routes sont bloquées à cause du Blocus des camions qui manifestent contre la hausse du prix des taxes routières (enfin je crois).
Je trouve fin un taxi qui pour une somme faramineuse accepte de tenter le coup. Après une 45 min de vadrouilles dans les faubourgs sombres de la ville (et qqes interrogations sur ma situation) nous arrivons enfin à passer et tout se termine bien.
Je pose enfin ma carcasse fatiguée sous une douche bien chaude et bien méritée. Avant de filer me reposer pour ma première journée de stage.
Première journée de travail : et pour les suivantes également : voilà mon nouvel emploi du temps :
Levée 7h moins le quart, petit dej'
8h moins le quart départ pour déposer Rodri à l'école. Ah oui j'ai oublié de présenter ma nouvelle famille aussi : Alberto, mon patron à IMO, Pati sa femme qui travaille aussi a IMO, et leur trois fils : Diego 21, qui n'habite plus ici, Alejandro, 19 et Rodrigo 7 ans petit diable déguisé en clown.
8h 30 début des choses sérieuses,
Pause déjeuner à 1h00 jusqu'à trois heures,
Puis re-choses sérieuses (en ce moment = mise à jour de base de données clients après analyses de résultat d'enquête qualité)
Fin du martyre à 17h00 en théorie, mais ici les gens aiment se faire souffrir et restent tous jusqu'à 18h30 !...Dios mio !
Donc mon meilleur moment de mes journées pour le moment est : les 30 minutes de voiture le matin, seuls instant ou je peux profiter de la lumière du jour....
Enfin ça me motive pour finir ce travail de malheur vite, comme ça après hop hop hop aux inspections sur le terrain !! Moi et le travail de bureau à temps plein, ça fait trois !
Ensuite le dîner est aléatoire c'est un peu libre service, pique-nique et grignotte-tout, en générale tard car c'est une famille très active.
J'ai la « chance » de manger au bureau le lundi et vendredi, équivalent Mac Do en général, et avec beaucoup de viande SVP !
Ici les journées sont claires, très ensoleillées et rarement nuageuses, il fait froid le matin et le soir (au point de mettre un blouson et même des gants pour travailler !) mais dans la journée au soleil, on peut facilement se promener en Tshirt. Les rues de la ville sont bruyantes et animées, mais pas d'odeurs insupportables d'égouts ou de pots d'échappement comme à garoua, car ici la plupart des gros véhicules et taxis roulent au gaz. Nul doute que rien ne serait pareil sans ce détail, car ici aussi la circulation est dense et pleine de vieux véhicules. Quel changement ! Les fourgonnettes Wolswagen et « Peta » (La fameuse Dumbo je crois) envahissent les avenues et me font sourire avec amusement. Sur les murs de la ville le peuple s'exprime et je découvre petit-a-petit ses plaintes et coups de gueules, ses coups de c%u0153urs aussi...le murmure du peuple bolivien. Parmi mes découvertes certaines phrases reviennent régulièrement ; comme « EVO CUMPLE », EVO ASASINO », ou encore « EVO CABRON »......
Autre point frappant dans cette ville relativement développée : L'innombrable quantité de chiens errants. Petits, grands, trapus, courtauds ou élancés, musclés mais bien plus souvent rachitiques, boitant ou sautillants joyeusement, effrayants ou attendrissants, mignon ou laids, frisés ou poils ras, de toutes les couleurs qui puissent exister mais bien souvent affreusement sales !...Ils errent dans les rues, se frayent un passage chaotique sur les avenues, jouent devant les écoles ou se battent dans les terrains vagues, Dorment au coin d'un trottoirs sans se soucier des phares aveuglant des voitures... D'autres forniquent dans un coin, à deux, à trois ce n'est pas un problème, cul a cul pour les chiens c'est bien connu. Plus loin de vieilles femelles traînent leurs mamelles distendues vers quelque repas inespéré. Ont dit qu'en Bolivie il y a 8,9 millions d'habitants pour 3 millions de Lamas, mais combien d'individus compte l'espèce canine dans ce pays ?...Je serais curieuse de le savoir.
Le Samedi, Jour national du sport ?....
En faisant un tour en voiture avec Pati, pour découvrir, La Cancha, immense marché de la ville ou il est impossible de ne pas se perdre mais également impossible de dire qu'il n'y a pas se que l'on cherche, je découvre une autre curiosité de la ville : ICI Ce n'est pas seulement le foot (ref Aurélie à Mayotte) qui est une religion mais bien tout le sport en général. Le samedi, il semble que toute la ville soit sur les terrains de sports, joueurs ou spectateurs....plutôt sympathique comme ambiance.
Dimanche 9 juin, jour du seigneur ?....
Après un début de week-end un peu trop tranquille (malgré une sortie vendredi soir pour rencontrer du monde) je me décide dimanche matin à monter voir le christ qui surplombe la ville, Le fameux Cristo de la Concordia de Cochabamba. Une heure pour monter, une heure pour lire au soleil... Il faut croire que se brave homme ne m'apprécie pas, car sur le chemin de la descente, voilà que je me fait agressé au couteau par un type qui me prend simplement tout ce qu'il y avait a prendre; montre, sous, portable et MP3...Inutile de vous dire que je m'en veux de ne pas avoir pris le téléphérique se jour là...Ou peux être bien qu'une messe ou deux dans l'année m'auraient évité....Je plaisante.
N'empêche pour passer à autre chose mais sans changer de sujet, qu'il y a paraît-il dans une chapelle du quartier, une icône du Christ qui, paraît-il, pleure du sang indéfiniment...........Je suis curieuse de voir ça !!...
La semaine : Je mange de la base de données en entrée, en plat et en dessert SVP, au petit déj', au déj' et au dîner !
Mise à jour de base de données clients ; quelle chienlit ! Une page par semaine à raison de 7 pages si mes calculs sont bons ça me fait un mois et demi restant ?! Malheur ! En plus ce n'est même pas la liste complète des clients... Mais comment ont fait pour travailler en bureau TOUT LE TEMPS ?? Je crois que je suis allergique... Je dois avoir un système immunitaire surdéveloppé face à cette bureauchronique, car je développe une intolérance plus que gênante....Je rêvasse. Miss « dans la lune » ou « dans les étoiles » n'est pas dans son élément, mademoiselle « nez dans les nuages » a le nez dans l'ordinateur et éternue tout le temps. Bon mais je fais des efforts pour m'adapter, pour sûr ! Mais je ne vais pas me laisser faire non plus !
Mais bon je fais connaissance avec toute cette paperasse qui porte en elle « le monde de la certification »... Rapports d'inspections, rapports d'évaluations, rapports d'inspections supplémentaires, déclarations de certification, et ça pour chaques normes différentes existantes : bio UE, bio JAS (Japon), bio NOP (Etats-Unis), Naturland, Biosuisse, FSC, Globalgap café cacao ou fruits, UTZ coffee, Coffee Practise (Starbucks), SIC, Fair trade, etc. Quel univers passionnant !
Je vous en dis plus des que je maîtrise le sujet.
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